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Notre relation privilégiée avec l'Institut, évidente, en théorie, s'est progressivement affirmée dans les faits et nous en avons fait l'expérience exaltante. 
Les 10 et 11 octobre 1995, nos représentants ont été invités à participer aux cérémonies et festivités du Bicentenaire de l'Institut, avec des places réservées dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne. Le Président de la Conférence, Edmond Reboul, fut invité à prendre la parole au nom de ses confrères, entre le Président de l'Institut, Monsieur Nigg et Madame Jacqueline de Romilly, avant que le Président de la République lui-même ne vienne, par sa présence et son discours, valoriser encore davantage cette séance solennelle, non sans y mentionner les discrètes mais vivaces Compagnies de province.
Honneur encore, lors de notre Congrès, le lendemain, quai de Conti, avec les allocutions des représentants des Académies de l'Institut et notamment le discours de Monsieur Maurice Druon, qui, pas toujours tendre pour certaines dérives, a manifesté aux académies de nos belles provinces, sa sympathie et son admiration, notant qu'elles ressemblaient, par certains aspects, beaucoup plus à l'Académie française qu'à l'Institut, et nous renouvelant ainsi la confiance qu'il nous avait témoignée dès la première réunion en 1989. Honneur encore et enfin, avec une réception à l'Hôtel de Ville de Paris, en présence de Monsieur et Madame Jean Tibéri et d'un grand nombre de membres de l'Institut et de personnalités : que ce soit par la voix de Monsieur le Maire de Paris ou de Monsieur le Chancelier Landowski, les Académies de province ont été reconnues et félicitées. Là encore, le représentant de la Conférence fit entendre publiquement leur voix pour remercier l'Institut, Paris et son premier magistrat.
Cela ne s'était jamais produit ; il y a seulement dix ans, la chose était à peu près inconcevable. Encore que, l'Académie française, qui a toujours eu un petit faible pour les Académies de province, n'avait pas oublié d'inviter, en 1985, pour son 350eme anniversaire quelques membres de grandes Académies de province, parmi lesquels l'actuel Président d'honneur, alors secrétaire général de l'Académie de Lyon...
Notre reconnaissance est à la mesure de la sollicitude de tous ceux qui ont veillé sur nous, Monsieur Edouard Bonnefous, Marcel Landowski et, aujourd'hui, Monsieur Pierre Messmer ; Monsieur Maurice Druon, alors Secrétaire perpétuel de l'Académie française ; Monsieur le Bâtonnier Albert Brunois qui présidait en 1995 l'Académie des Sciences Morales et Politiques et les présidents et secrétaires perpétuels des Académies de l'Institut. Nous avons aussi une gratitude particulière pour Monsieur le Directeur des Services administratifs, Monsieur Eric Peuchot et son équipe à qui nous avons donné du travail et bien des soucis.
La Conférence nationale est heureuse et fière de se trouver aujourd'hui dans la mouvance de l'Institut et ne manquera pas de témoigner au long des ans sa fidélité et son admiration à nos Maîtres parisiens et au mouvement académique en général dont le rôle dans notre pays est loin d'être mineur ; la présence active de nos académiciens du terroir ne peut qu'être bénéfique à tous, y compris aux plus glorieux qui ont la mission de faire valoir le meilleur esprit académique dans la capitale et dans le monde.
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