|
En 1815, la Savoie était rendue au Royaume de Sardaigne. Elle est loin de connaître le développement économique, scientifique ou culturel du Piémont. Elle n'a pas d'enseignement universitaire de plein exercice. Elle n'a pas de sociétés savantes : la Florimontane n'avait eu qu'une existence très brève au début du XVIIe siècle. Turin avait, en revanche, une Académie des Sciences de forte réputation.
Ces considérations amenèrent quatre personnalités locales appartenant au clergé, à la noblesse d'épée et de robe, à la bourgeoisie de créer, en 1820, une société qui servirait de moteur au progrès matériel, intellectuel et moral. En 1827, Charles-Félix octroie à la Société des lettres patentes avec le titre de Société royale Académique et des moyens importants. A l'Annexion de 1860, elle reçut le titre d'Académie Impériale remplacé après 1870 par celui d'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Savoie. Depuis 1874, elle est logée par le Conseil général dans une salle du Château ducal.
Parmi les personnalités importantes qui ont été membres de l'Académie on peut citer : Joseph et Xavier de Maistre, le chimiste Claude-Louis Berthollet, Henri Bordeaux, Daniels Rops, Louis Armand, Roger Frison-Roche, guide de haute montagne et écrivain.
Bien qu'ils soient connus surtout sur le plan local, on peut citer Jean-Pierre Veyrat (1810-1844), le Lamartine des Alpes, selon Sainte-Beuve. Il fut aussi membre de l'Académie de Savoie. Amélie Gex (1835-1883), écrivain régionaliste dont l'uvre française a été récemment traduite en italien. L'uvre versifiée en patois savoyard est une belle défense et illustration de la langue locale .
|