Académie d'Alsace

Hôtel de la Chambre de Commerce et d'Industrie
1 place de la Gare
68000 COLMAR

téléphone & fax : 03.89.41.76.42 (n°du Président)
Présentation
Si la naissance officielle de l'Académie d'Alsace remonte à 1952, ses origines sont en réalité bien plus anciennes. Le XVIIIe siècle est le siècle des Lumières, des académies de province où les notables débattent, où se développe la presse, où l'on lit les journaux dans ces cercles.
En 1769 la ville de Strasbourg se dote d'une Académie Royale des Sciences et des Belles-Lettres présidée par le Prêteur Royal. Après la tourmente révolutionnaire, elle devint en 1799 la Société Littéraire des Sciences et Arts puis, en 1802, la Société Académique du Bas-Rhin présidée par le Préfet du département.
Dès 1760, Théophile-Conrad Pfeffel fonde à Colmar une Société d'émulation des Sciences, des Belles-Lettres et Arts est également fondée à Colmar en 1801.
A Mulhouse est fondée en 1775 la Société pour la propagation du bon goût et des Belles-Lettres et Sciences par le futur pasteur Jean Spoerlin. Elle garde ce nom jusqu'en 1780 avant de devenir la "Société Patriotique" qui étudie l'histoire de Mulhouse d'après les chroniques et les archives et qui réfléchit sur des questions d'utilité publique. Elle compte 26 sociétaires : pasteurs, médecins, juristes, industriels, etc. Dans son discours d'ouverture intitulé "Sur l'utilité et les résultats qu'on doit attendre d'une telle association", Jean Spoerlin indique les buts de la société : instruire, promouvoir le progrès et servir la chose publique. Cette société ne survivra pas à la Révolution Française.
Au cours des 2 siècles, l'Alsace, annexée puis reconquise, connut une histoire particulièrement mouvementée. Cependant, si les changements de régime successifs ont affecté la vie politique et sociale de la province, ils n'ont pas altéré la richesse de son activité culturelle.
Durant cette période, le dialecte alsacien demeure la langue des laboureurs, des journaliers et des ouvriers des manufactures. La multiplication des Sociétés de lecture garantit à un public éclairé l'accès aux œuvres littéraires françaises et allemandes. Par ailleurs, l'installation du Conseil Souverain d'Alsace à Colmar en 1698, impliqua l'obligation de rédiger tous les actes juridiques en français, ce qui explique le développement rapide de la langue française dans cette ville.
En dépit de l'annexion de l'Alsace à l'Allemagne de 1870 à 1918, puis de 1940 à 1945, et des migrations de populations qui en résultèrent, le goût pour la culture française demeure vif, bien que contrarié par les autorités en place.
Après la seconde guerre mondiale, de nouvelles Sociétés savantes virent le jour de l'Europe en construction, mais tout en tenant à être l'interprète et le témoin des aspirations culturelles de la France.
Bureau
Président :
Vice-président :
Vice-président :
Chancelier :
Secrétaire général :
Secrétaire général adjoint :
Trésorier :
Bernard Pierrat
Gérard Leser
Jean-Marie Schmitt
Christiane Roederer
Jacques Streith
Francis Lichtle
Pierre Netter
Pour prendre contact directement :
------------ site : http://www.academie-alsace.asso.fr
------------couriel : bepierrat@wanadoo.fr (président)
---------------------j.streith@uha.fr (secrétaire général)

Date de mise à jour: Janvier 2008